9 novembre 2017

Tendresse et passion



Pendant quelques années
j'ai réalisé des affiches pour Tendresse et Passion,
une association basée à Rennes dirigée par Alexis Dulac.
 Il s'agit ici des concerts organisés au Terminus.
 Je compte plus d'une centaine d'affiches.

Je publie,
pour souvenir,
une sélection d'affiches.
( ici, deux n'étaient pas faites pour T&P )













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5 novembre 2017

Tout champs autour



Texte matériaux , brouillon possible pour Le passe-montagne
non corrigé mais retrouvé. écrit en février 2017
- chant langue autre ou enjambée, scènes, tableau.


 

Ici chacun se terre, à chaque porte, son enclos de tête, butter le temps, ou s'étrangler, devenir muet, ballant, rejoindre le ban ralentir, dépouiller, écrire sous la lumière jaune de l'incandescence atomique, des pulsions électriques, scander encore.

Tout champs autour, au loin des tires des mortiers, des flammes, pendent aux branches des corps des écrans, des nuées, de sourds, soufflent à cuire ouverts, des cuivres des tom et des trous percent des dents danse la cohue.

L'herbe tranche, tendons et nerfs, flottent, de la chaire, des choses en rang, creusent et rongent, les sens et les phrases, passent, comme le temps, détruit, sur ce tas naufragé des valises des années épuisées à traîner en noyant toute sorte de semblables.

Image et mirage se confondent, projectiles balistiques et breloques de rouille, de terre, de scotch et d'épaves, nos soupirs trahis dans des bouches, des phalanges arrachées, des collines duty free, des images.

Besogne ajustée, bas de rue gis dans l'ombre, tire jarret éventré ; la fontaine coule en sang, des pierres tombent du toit, une chute très précise, sous une pluie d'eux, de grises particules, affolent chalands dépouillés de leurs friches, leurs tissus tâchés d'huile et de sang, ses visages boursouflés, violés et avinés, explosent de panique, sans mémoire, les bras en l'air, sourcils levés, sous leurs pieds du goudron et de la fange mêlée, une fumé verte s'échappe des murs, on annonce des tunnels bouchés, des cheminées tordues aux briques rompues.

Têtes cherchent l'air ou le peu de commun restant, ce qui était qui fume, souvenir ce qui reste les yeux, tournent, comme les jeux rien n'est fait, c'est en train en arrêt, une scène des tondus, tous au centre et sans lieu.

Des klaxons et des lames des hachures ceinturons, saturne tombe, une bête à deux pattes, eux retournent la terre, avec les ongles, rongent les poux, crachent le verre, tous en sourires de l'ange, des cuivres, eux, sifflent des corps qui grincent, dans des esprits grisés.

Et si la langue chante, c'est pour hurler, pour briser trinquer, des bols d’éther des images froissées à la queue aux menottes dans l'hiver au sous-sol, des milliers de pas sur des organes à plat, le bitume foulé c'est la chute d'une pile, eux, du troisième étage, eux, du crâne, eux, du ciel, planché rongé par des rats affamés, animaux de fil et d'acier, tous programmés.

La vieille pousse une roue, le bout d'un bâton, non loin d'une flaque, aux odeurs d'égouts, c'est la ville agencée, tous, hors de contrôle, cage enfumées, les pieds comme des loches, qui traînent des traces des lignes de bave, des rivières de jus.

Il avale la glu pour coller la parole, il enfonce sa pièce bien au fond de la plaie, pour remplir le temps s'éviter, ceux des autres des centaines de têtes, toutes masquées d'une même impression, du visage commun, de la folie des hommes, de leur joie carnassière, de ses rêves de viande et de culs étalés, dans de grosses télé, eux privés de vue, détachés du globe, avalés en bas.

Des mains celles qui pendent, au bout de bras frêles, fixés sur des sacs, débordants de graisse et d'écume les écrans ceux qui montrent, beauté dans la forme, des gâteaux dans les bouches et des mèches brillantes, des maigres regardent affamés, un repas la semaine ou des buffets de restes, le moisi rependu : démocratise le luxe, des miettes et des os pour nous repaître.

Rejet impossible, nous sommes comme eux, de fiers impatients.

Le boiteux ramasse une crotte, la monte à sa bouche, l'étale bien autour, pour ne pas gâcher, recycler les cris et les morts la détresse en réseau, trente millions d'amis compressés, dans des murs où le souffle de l'un c'est l'oxygène de l'autre, des cadavres s'entassent et dansent en silence.

Des casques sur des plateaux d'argent, le vent soulève des jupes, mannequins poupées du plastique, recouvre les murs des cités, des grosses voitures à dix moteurs épuisent, des routes des circuits, des cercles des boucles sans fin et sans but ici tourne, tout autour tourne, en rond on s'amuse.

La haine rendu légitime divise les fous, chacun d'entre eux, ne souhaite qu'une chose: et la guerre et le sang, comme un manque de chaire, et si l'homme s'ennuie il peut toujours tuer, jouir, manger ses orbites, déterrer les reste du chien empaillé, jurer sur l'image ou bien d'or se couvrir.

La cape est pratique, elle camoufle les puces, les bonnes âmes décuvent comme les curés découchent, derrière un sourire trois cent dents de requin, la liberté des ailes, mais celle des vautours.

Trois enfants oublient, c'est une partie de carte, rebelote encore chaque matin, et les bombes chaque instant.

 
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Toujours ces milliers de sourds, sans expérience, de bonne foie sans mémoire reproduisent des tableaux des charpies des lambeaux, serviront sans doute de torche, projectiles subtiles, contre les bleus, des ombres courent, de toutes parts ici, partout des fumées lourdes.

Nous courbent, mouvement de foule, partout tire et s'affole, le parvis dessolé, tous cherchent le sable, faire masse pesante, éclater la nasse, briser le sol, de nos forces effondrer les cloisons, pendant que d'autres creuses, cherchent les mers, quand tout tombe des stèles, de petits totems montés de leurs doigts, le prénom de Théo, dessiné sur le bois.

Notre langage de feu, longe les artères sinueuses des boulevards, portes étendards trébuchent, vers nuit sans repère, au quartier des bourses les chants de Sibylle se confondent, au bruit des pas sur l'acier, piétiné des braises, humides dispersent, fumée ralentie le sommeil, gagne les corps, s'entassent aux pignons.

Sur des piquets pointés, les heures perdues, marchandises usées, mains sèches rachitiques, semblables à des bêtes sans origines, animaux croisés mi reptiles mi rongeurs, se nourrissent de suif, poussière grasse et glissante recouvre la terre recommence.

Au bout d'autres appels, d'autres feux se rependent, salpêtre épiderme, l'obscurité s'étend aux cordes de crin, se frottent sur de longues lanières de rouille, d'une fenêtre à l'autre, on se dévisage, le regard s'ouvre, puis se referme.

Des yeux désœuvrés, patientent et contemplent, la manière dont tombent, tournent autour, tombe sans nom, traînent avec peine, des poutres miteuses, celles de leurs pères, rejetons sans avenir, parlent au présent, débutants sans fin.



[...]

1 novembre 2017

encres (09/2017)


 



suite d'une vingtaine d'encres
sur papier 45x55cm
ici, sélection de 13 
septembre 2017

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Nous évoquions un peu avant, la non-évidence de tout.
L'anonymat serait noir radical.
Le baroque des temps que nous traversons serait insurrectionnel.
Ce moment serait sans scénario.
Mouvement où l'improvisation serait de nous perdre,
dans un non lieu opaque devenue musicale. 

 [...]
 
Alors j'affirme que depuis la naissance est tombé sur moi 
un bien étrange maléfice, celui de ne pouvoir être d'aucun temps. 
De loger en nomade dans les interstices d'une époque, 
explorant ses creux les plus enfouis, jusqu'à vertiges et nausées s'il faut. 
 
Passe-montagne, pour un art des distances
en cours, 2017


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Une réclame
pour Pli 





17 octobre 2017

PLI 8 : SOMMAIRE





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Parution :
novembre / décembre 2017
160 pages / format 16x24cm

un ouvrage complet dans l'ouvrage :
L.L de Mars, Torse

Documents et textes inédits

cahier spécial : Poésie Anglophone

26 auteurs / 6 traducteurs


pré-commandes possibles sur demande
ou via cette adresse :
http://encres.bigcartel.com/product/revue-pli-numero-8
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8 septembre 2017

G.R.P.E.L







GROUPE REMBRUNIR
P.E.L

Exposition le 15, 16 et 17 Septembre,
à MilleFeuilles, 30 quai des Antilles, 44200 Nantes.

Vernissage le jeudi 14 Septembre à 18 h 30.

Ouverture de 14 h à 18h.
Renseignement au 06 88 43 26 44

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MISE à JOUR
18 / 09 / 2017


vues de l'exposition 

























22 août 2017

Le commun est ma fiction









la commun est ma fiction
 toile libre
acrylique et encre préparée
170x120cm, aout 2017

21 août 2017

montages


( d'une autre écriture )







 3 nouveaux montages
sur bois, 75x50cm
aout 2017

en cours





 


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page d'un livre unique
réalisé en 2010
retrouvé, scanné


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