5 janvier 2018

hors-champs










sans titre
décembre 2017 / janvier 2018
dessin, plume et encre noire sur papier 350g
50x65cm



(...) faire des images pour écrire, écrire pour faire des images, écrire pour ne pas faire d'image, faire des images comme écrire, ces visages maladroits, ces corps enchevêtrés, mines blafardes, soupires étonnés, là où l'un porte l'autre, et son inversé, être nu en équilibre de ses formes, sexe pendant, marche par dessus les contorsions, dessiner pour ne rien mimer, des images jamais faites, dans des paysages défaits, de surenchères d'organes et d'os, d'humeurs aqueuses et de corps gras, des êtres se frôlent, se touchent, parcourent d'interminables chemins, plis de chaires et de langues, passent, des heures à se fouiller, à se rentrer dedans pour s'en sortir. (...)

 


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c'est peut être
dessin (gauche)
présenté à la galerie Olivier Meyer en décembre 2017
exposition collective Soyouz

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5 décembre 2017

REVUE PLI / numéro 8 : décembre 2017


                                                                        P 
                                                                                     L

                                                                                          I




numéro 8
décembre 2017
parution
































documentation possible de ce dernier numéro de Pli





avec :
 Eric Arlix, Luc Bénazet, Véronique Bergen, 
Julien Blaine, Sandrine Cuzzucoli, Pierre Chopinaud, 
Dante Fiasco, André Franzoni, Jean-Marie Gleize, 
Julien Ladegaillerie, L.L de Mars, Jean-Christophe Pagès, 
Serge Quadruppani, Esther Salmona, Stéphane Sangral, 
Mathieu Tremblin, Michel Vachey 

Cahier spécial Poésie Anglophone avec
Jacqueline Frost, Rob Halpern, 
Jackie Wang, Rosa Von Hensbergen, 
Nathalie Häusler, Jonty Tiplady, Ari Banias

 Traducteurs :
Mk, Marion Breton, Marty Hiatt,
Lise Thiollet, John DeWitt, Salomé Coubes


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16x24cm
160 pages 

 couvertures et tranches monotypes

+ 30 exemplaires hors commerce,
numérotés,
contenants une gravure linotype,
destinés aux auteurs

parution : décembre 2017


ou par voie postale
(sur demande)


 .


BULLETIN
D'ABONNEMENT

PLI 2017








 




27 novembre 2017

encres



enclaves
en cours
16 encres
sur formats 21x29,7cm
assemblées, 2017








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archives, recherches, lignes, 2009
encre industrielle sur papier industriel
21×29,7cm pour chaque
variations humaines

Soyouz, nantes











SOYOUZ
Exposition collective

Galerie Olivier Meyer, Les mots et les choses
Nantes, du 6 au 22 décembre
vernissage le lundi 4 décembre.

 
 

19 novembre 2017

Classe moyenne moins



En plein travail d'écriture,
je remue et remue encore des tas de brouillons, 
retrouve celui là, qui a peut être déjà été publié ici,
ou sous forme de fragments, ailleurs, autrement.




Foyer, fanzone, nasse, bureau etc etc. Après deux verres je me permet de tout recoller. Après deux verres j'ai oublié la censure que je m'inflige. Après deux verres je n'en n'ai plus rien à foutre. Au centre, la séparation. Au centre, du monde. Tout autour, des émeutes, pour rentrer ou pour sortir, pour partir de là.

Il fallait occuper le temps, couper l'herbe avec les mains, regarder les voitures passer, poser des clous sur les routes, pour voir les choses s'arrêter, faire des puits. On se donnait rendez vous à la butte ou sur le terrain. Je voulais faire parti du groupe AD. Mais je suis né à la fin.

On faisait des tours, nous parlions, nous mettions le feu. Pas d'écume, pas de digue, où la route, le rond point, des caillasses. Pas de lyre. Des objets, qu'on reçoit, des jeux qui occupent. Il se passait souvent quelque chose. Quelque chose était incertain comme le quotidien de tous.

Une bagarre, un accident, une fête, un anniversaire ou un incendie. Il y avait plus d'enfant que d'adultes dans le quartier. Notre quartier de coin, quartier de rue, de ville, quartier de cité, notre quartier de monde. Nous étions tous locataires, loyers modérés. Le feu ne prenait pas tout le temps.

Il fallait courir sur le chemin de l'école. Commencer par ne pas vouloir y aller. Il fallait se planquer, ou courir. Les objets circulent, les couteaux, les briquets, les mortiers. Nous fêtions par ennui le quatorze juillet presque tous les jours de l'année. Nous n'avions pas de lieu. Le présent et le passé se confondent.

Nos excès d'ennui semblent régulés ; nous nous battons entre nous. La modération des loyers devrait modérer nos colères et nos révoltes. Un quartier est un morceau, une part, la part maudite. Certains vont de part en part, sans lieu, mutés toujours mutants, inappropriés au monde de l'abondance ou simplement déplacés, d'autres habitent le quartier depuis une, deux, parfois trois générations.

À l'école, nous regardons les cloportes dans les boites avec de la terre. Les cloportes se cachent, rutilants. À la maison je dessine un cheval de Troie. Je contourne le bois, planches, une à une, naissance de la mythologie. On se réfugie, sous un arbre, dans un arbre, un coin, une rue, un garage, une forêt, une feuille de papier.

Longer les sillons tracés dans la terre, pour y trouver des morceaux d'amphore ou de tuile, à la recherche d'un passé, d'une histoire, longer les routes, aller chercher les œufs, longer les murs, s'éviter.

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9 novembre 2017

Tendresse et passion



Pendant quelques années
j'ai réalisé des affiches pour Tendresse et Passion,
une association basée à Rennes dirigée par Alexis Dulac.
 Il s'agit ici des concerts organisés au Terminus.
 Je compte plus d'une centaine d'affiches.

Je publie,
pour souvenir,
une sélection d'affiches.
( ici, deux n'étaient pas faites pour T&P )













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